Chers amis,

Nous prévoyons la ré-ouverture du dojo d’Angoulême le samedi 13 juin 2020.

Nous appliquerons les recommandations en vigueur dans les lieux de culte comme le port du masque (avant et après zazen), désinfection des poignées de portes, interrupteurs et objets touchés, aération, zafu espacés… 
Le respect des gestes barrière modifie la capacité d’accueil du dojo et demande une organisation spécifique.

Afin d’être sûr de ne pas dépasser le nombre maximum de pratiquants autorisés, nous vous demanderons d‘indiquer votre présence au préalable (la veille au plus tard) par téléphone au  06 79 66 94 02 (laisser un message si besoin), et pour une cohésion dans l’organisation, la ponctualité sera plus que jamais de mise (mardi et jeudi, pour  zazen à 19h, arrivée à 18h35, samedi pour  zazen à 8h30, arrivée à 8h10 au plus tard).

Nous sommes heureux de pouvoir enfin vous retrouver pour pratiquer ensemble, ce qui a manqué à tous à n’en pas douter, et vous remercions pour votre compréhension-coopération.

Bien à vous

Gasshô

 Les responsables du dojo


Le Centre bouddhiste zen d’Angoulême…

…est un lieu dans la ville où l’on peut s’asseoir dans le silence et la tranquillité, l’esprit au repos et où les débutants sont les bienvenus.

On y pratique zazen, la méditation sans objet, dans la lignée du bouddhisme zen Sôtô.

Le Centre Zen de Angoulême est relié à : l’Association Zen Internationale et au Monastère zen Kanshoji, en Dordogne.

Qu’est ce que le Zen ?

Zazen est très simple. Cependant il est nécessaire d’être guidé dans la pratique par un enseignant confirmé. Il est donc préférable de pratiquer dans un dojo, où la présence des autres crée une forte atmosphère et où l’on peut recevoir un enseignement authentique.

Le zen s’est développé au sein d’une des plus anciennes traditions de l’humanité, le bouddhisme. Son message a une portée universelle. Le zen n’est ni un raisonnement, ni une théorie, il s’adresse directement au cœur de l’homme. Ce n’est pas une connaissance à saisir par le mental, mais une pratique et une expérience vivante.

C’est retrouver en soi l’origine d’une vérité authentique et universelle. C’est en ce sens qu’il correspond aux aspirations les plus profondes de l’être humain.

Le zen consiste essentiellement dans la pratique de zazen. Réaliser cela et le mettre en œuvre dans sa propre vie est en fait une véritable révolution intérieure. C’est retrouver sa véritable nature et s’éveiller à la réalité de son existence.

La pratique du zazen

Assis sur un coussin épais, jambes croisées, les genoux pressant le sol et la colonne vertébrale étirée vers le haut, la posture de zazen dégage une grande énergie, à la fois tonique et paisible. La respiration est longue, tranquille et profonde. L’esprit est calme et éveillé.

La conscience de zazen dépasse nos catégories et nos jugements, éclaire l’attachement à nos illusions, source de notre souffrance. L’esprit devient libre, clair et tranquille.

Za: la posture ou l’assise Zen: méditer

Origines du Bouddhisme zen

Bouddha était un homme ordinaire, mais de haute extraction, puisqu’il était fils de rajah, du clan des Shakya. Il naît il y a 2600 ans dans un petit royaume du nord de l’Inde, au pied de l’Himalaya. Il reçoit une bonne éducation, intellectuelle, physique et artistique, une formation appelée à faire de lui un parfait gentilhomme.

La vie a tout pour le satifaire, il aime sa femme, il aime son fils… mais il prend conscience de la maladie, de la vieillesse et de la mort, liées inexorablement à la condition humaine. Alors, inspiré par la rencontre avec un religieux, Shakyamuni se tourne vers les écoles philosophiques et religieuses, nombreuses dans l’Inde de son temps. Il quitte sa famille et son palais, s’enfonce dans la forêt avec les ascètes ; il décide de se consacrer à résoudre la souffrance de la condition humaine, à atteindre la paix.

Il étudie et pratique les courants philosophiques de son époque, certains spiritualistes, d’autres matérialistes ; mais aucun ne le satisfait. À la fin, plutôt désespéré, animé d’une grande détermination, il s’assied dans la posture de dhyâna (zazen), décidé à ne pas bouger tant qu’il n’aura pas résolu le problème de la vie et de la mort.

L’histoire raconte qu’après avoir traversé tous les états infernaux de l’ignorance, de l’avidité, et de l’aversion, après avoir vaincu toutes ses illusions, il trouve en lui la paix suprême et éternelle. Il est arrivé jusqu’en son cœur, nature originelle, vide de toute forme. C’est à partir de là qu’il sera appelé Bouddha, l’Éveillé, Shakyamuni, le Sage silencieux du clan des Shakya.

Il continuera son assise, clarifiant le problème de la souffrance : comment elle apparaît, comment elle se développe, comment s’en libérer. C’est dans ces moment-là qu’il établit les fondements de l’enseignement qu’il exposera toute sa vie à ses contemporains.

Après avoir trouvé le chemin du cœur et l’avoir parcouru, il est le premier à définir une doctrine unitaire et raisonnable pour l’esprit humain. Il a percé toutes les illusions et s’est dressé sans peur sous un ciel vide.

À partir de son éveil, il passera sa vie à inviter ses frères humains à se libérer et à aider les autres à en faire de même.

Ses enseignements formeront les soutras du canon bouddhique. Mais nous n’oublions pas que c’est assis en équilibre, totalement immobile, sans rien rechercher, qu’il s’est éveillé et a compris l’origine de la souffrance, ainsi que son remède.

Des hommes de bien se rassemblèrent autour de lui et devinrent ses disciples. L’un d’eux, Mahakashyapa, devint son successeur, et transmit à son tour l’essence de l’enseignement à Ananda… Cette transmission, de personne à personne, de maître à disciple, s’est perpétuée sans interruption jusqu’à nos jours.

C’est ainsi que nous, pratiquants du zen, sommes disciples de Shakyamuni Bouddha : nous entendons son enseignement, nous continuons sa pratique. Telle est l’origine du bouddhisme zen.